Littérature sentimentale,  Se distraire

Lucy Sullivan is Getting Married (“Lucy Sullivan se marie”), de Marian Keyes

Marian Keyes est considérée comme l’une des fondatrices du chick lit. Et vous savez que j’ai un assez gros faible pour ce genre-là (sinon allez voir ma section Littérature sentimentale, ma traduction politiquement correcte plus ou moins réussie de “chick lit”). En plus, un de ses livres, Watermelon, a été recommandé dans Sentimental Garbage, qui a une assez grande influence sur mes lectures. Il fallait absolument que je la lise.

Le problème, c’est que pour une fondatrice de la chick lit, Marian Keyes n’est pas super bien représentée dans le monde francophone. Je ne pense pas que Watermelon est traduit en français, et la version anglaise n’est juste pas en stock sur leslibraires.ca. Mais par hasard, l’autre jour, j’ai trouvé Lucy Sullivan is Getting Married dans une boîte de livres. C’était le destin : c’est par lui que j’allais m’initier à Marian Keyes.

Résumé

Lucy, celle du titre, se fait dire par une voyante qu’elle se mariera bientôt. Évidemment elle n’en croit pas un mot: elle n’a même pas de chum, c’est un peu difficile d’être plus loin de se marier que ça.

Mais notre Lucy est une romantique dans l’âme, et elle ne peut s’empêcher d’espérer. Surtout quand elle rencontre ce beau garçon qui est exactement son genre: mignon, artiste, drôle… pauvre, égoïste, pas fiable… Qui est en train de lui briser le coeur…

Peut-être qu’il est temps pour elle de se demander pourquoi elle trouve ce genre de gars si attirant. Peut-être cela lui permettrait-elle de reconnaître que l’amour, le vrai, est là depuis le tout début.

Impressions

Le livre a plutôt bien commencé, Lucy était drôle, j’aimais bien l’humour anglais. Le livre a une ambiance un peu à la Friends, avec plusieurs colocs très proches qui s’aiment et se chicanent, et on s’entend que c’est réconfortant.

Et puis, tout à coup c’est devenu difficile. Les blagues de mauvais goût se sont enchaînées, des blagues grossophobes, sur le suicide… Pitié. Ça rend mal à l’aise. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai continué.

Heureusement, ça s’est rétabli. La fréquence des mauvaises blagues a diminué, et il s’avère qu’en fait, j’aime beaucoup le propos de ce livre-là. C’est une histoire d’une jeune femme qui réalise qu’elle idéalisait une figure paternelle qui était en fait malsaine, puis qui change de genre de gars. Et se tourne vers celui qui l’aime pour vrai. Et quand ça arrive, oh que c’est cute. Mon coeur s’est tout gonflé.

C’est donc un livre que je ne conseille pas aux personnes sensibles. Mais si on arrive à passer par-dessus le mauvais goût, il y a une très belle morale, qui peut faire du bien à beaucoup de femmes.