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Bridget Jones’s Diary

Ça faisait un trop long moment que j’avais écouté le podcast Sentimental Garbage pour la dernière fois, surtout considérant que j’avais adoré The Lost Art of Keeping Secrets. L’animatrice et ses invitées ont le don de me rendre fébrile à l’idée de commencer un livre, et c’est ce qui s’est passé quand j’ai écouté leur épisode sur Bridget Jones’s Diary. Je me suis sentie profondément en retard de n’avoir jamais lu ni vu ce phénomène anglais. Alors voilà, j’ai réglé le côté “livre” cette semaine.

Résumé

Bridget Jones est une célibataire dans la trentaine plutôt ordinaire, si ce n’est qu’elle est hilarante. Elle a une job normale, une mère fatigante, elle obsède sur son poids, fume comme une cheminée, bois comme un trou et commence à croire qu’elle ne trouvera jamais l’homme de sa vie. Son patron sur lequel elle trippe la mène en bateau, et sa mère s’entête à vouloir la matcher avec Marc Darcy, un ami de la famille beaucoup trop beau et riche qu’elle connaît à peine. Elle raconte sa vie dans un journal qu’apparemment elle traîne partout avec elle et à ses amis, célibataires aussi et qui sont prêts à prendre un Bloody Mary avec elle à toute heure du jour ou de la nuit.

Impressions

Ce livre est un peu daté, il a paru en 1996 (j’avais un an) : une des scènes qui m’a fait le plus rire est celle où Bridget se bat avec son lecteur de cassettes pour enregistrer une émission, et je n’ai compris qu’à peu près 2% des références dans le livre. Un aspect particulièrement frappant, c’est l’obsession de Bridget pour son poids. Chaque jour, elle note son poids et sa réaction à son poids ainsi que le nombre de calories ingérées, c’est tristement drôle :

9st 5 (great – turned into lard mountain for interview, also have spot), alcohol units 0, cigarettes many, calories 1575 (but threw up so effectively 400, approx.)

Bridget Jone’s Diary, Monday 14 August

Ça, plus le fait qu’il est écrit dans un anglais britannique que je connais officiellement mal, faisait qu’au début je n’étais pas certaine que j’allais accrocher. Jusqu’au moment où je me suis mise à rire dans le métro, que les gens ont commencé à me regarder et que je n’ai malgré tout pas réussi à arrêter. Là, je me suis dit “ça y est, j’ai flanché”.

Il n’y a rien de révolutionnaire dans ce livre : ou plutôt, plus maintenant. Son succès à l’époque était sûrement causé par le fait que le journal d’une fille maladroite, aux aspirations ordinaires et aux défis ordinaires, c’était du jamais vu. Comme l’a dit le New York Times, Helen Fielding a fait de Bridget Jones la meilleure amie de centaines de milliers de femmes.

J’ai donc passé un très beau moment, et en plus, il paraît que le film est très bon. J’ai déjà hâte.