{"version":"1.0","provider_name":"Prochaine lecture","provider_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/fr","author_name":"Na\u00efma Hassert","author_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/fr\/author\/naima-hassertgmail-com\/","title":"La Scouine - Prochaine lecture","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"imvl61uM4W\"><a href=\"https:\/\/prochainelecture.com\/fr\/la-scouine\/\">La Scouine<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/prochainelecture.com\/fr\/la-scouine\/embed\/#?secret=imvl61uM4W\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&laquo; La Scouine &raquo; &#8212; Prochaine lecture\" data-secret=\"imvl61uM4W\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/prochainelecture.com\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/20201128_160108_1.jpg","thumbnail_width":1200,"thumbnail_height":800,"description":"Jamais je n&#8217;ai \u00e9t\u00e9 aussi excit\u00e9e par une lecture obligatoire. Je vous le dis. J&#8217;ai d\u00fb v\u00e9rifier que je ne m&#8217;\u00e9tais pas tromp\u00e9e de livre, parce que je ne savais pas que c&#8217;\u00e9tait possible de d\u00e9couvrir des auteurs qu\u00e9b\u00e9cois contemporains aussi talentueux par le biais d&#8217;un cours de litt\u00e9rature. R\u00e9sum\u00e9 En 1918, 100 ans avant la parution de La Scouine de Gabriel Marcoux-Chabot, paraissait La Scouine d&#8217;Albert Laberge. Je ne l&#8217;ai pas lu, mais ce livre est consid\u00e9r\u00e9 comme le premier roman r\u00e9aliste qu\u00e9b\u00e9cois. L&#8217;auteur y &#8220;d\u00e9crit de mani\u00e8re crue la vie mis\u00e9rable des paysans dans la r\u00e9gion de Beauharnois entre 1853 et 1896&#8221; (La Presse). L&#8217;humour est noir, et l&#8217;ignorance et la violence dominent. Cette Scouine est une r\u00e9\u00e9criture moderne de ce roman centenaire, et l&#8217;histoire est apparemment la m\u00eame. Urg\u00e8le et M\u00e2\u00e7o ont d\u00e9j\u00e0 trois enfants quand M\u00e2\u00e7o donne naissance \u00e0 des jumelles, Caroline et Paulima. Mais elles sont loin d&#8217;\u00eatre identiques. Caroline a tout pour elle tandis que Paulima est particuli\u00e8rement moche et s&#8217;attire continuellement les railleries. Pour survivre et obtenir un peu d&#8217;attention positive dans cette campagne profonde, elle commence \u00e0 mentir. Toute cette famille subit les vicissitudes de la vie, vieillit, et d\u00e9p\u00e9rit. Impressions Premi\u00e8re chose qui m&#8217;a frapp\u00e9e : le roman &#8220;rime&#8221;. Je ne m&#8217;en suis pas rendu compte imm\u00e9diatement, mais apr\u00e8s un moment, je ne voyais que \u00e7a. Un exemple : Son cauchemar n\u2019est pas termin\u00e9 pour autant. Le surnom que lui a donn\u00e9 Fran\u00e7ois Potvin ce jour-l\u00e0 ne hante pas seulement ses r\u00eaves r\u00e9currents. Cette interjection vague, surgie d\u2019on ne sait quels abysses du langage, s\u2019est r\u00e9pandue comme une tra\u00een\u00e9e de poudre au village et, \u00e0 son grand d\u00e9sarroi, il n\u2019est plus un enfant qui ne l\u2019interpelle autrement que par ce sobriquet infamant. &#8211; La Scouine, Gabriel Marcoux-Chabot, chapitre VIII \u00c7a donne un rythme vraiment entra\u00eenant au roman. Quand on combine \u00e7a avec l&#8217;histoire macabre et fascinante, \u00e7a devient vraiment tr\u00e8s difficile d&#8217;arr\u00eater. Il faut s&#8217;en arracher pour aller se coucher. Et puis, il y a la langue. Un bon qu\u00e9b\u00e9cois tr\u00e8s marqu\u00e9 dans les dialogues, d\u00e9licieux \u00e0 r\u00e9citer \u00e0 voix haute. &#8211; O\u00f9 c&#8217;tu vas? &#8211; L\u00e0-bas. Pas loin. &#8211; J&#8217;peux-ti vnir aec to\u00e9? &#8211; Non. &#8211; La Scouine, Gabriel Marcoux-Chabot, p. XIX Tout dans ce livre est malaisant. Les personnages vivent dans la mis\u00e8re noire, ils ne se lavent pas souvent, ont une \u00e9ducation tr\u00e8s minimale, leur morale est douteuse, et \u00e7a fait trop longtemps qu&#8217;ils refoulent leur sexualit\u00e9. Et pourtant, il y a quelque chose qui fait que c&#8217;est comique. Ce n&#8217;est donc pas une lecture lourde. Mais \u00e7a vient nous remuer un peu. Une tr\u00e8s belle d\u00e9couverte. Je vous la recommande."}