{"version":"1.0","provider_name":"Next Read","provider_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/en","author_name":"Na\u00efma Hassert","author_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/author\/naima-hassertgmail-com\/","title":"Les Vestiges du jour, de Kazuo Ishiguro - Prochaine lecture","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"LcGmk08ZhJ\"><a href=\"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/les-vestiges-du-jour-de-kazuo-ishiguro\/\">The Remains of the Day, by Kazuo Ishiguro<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/les-vestiges-du-jour-de-kazuo-ishiguro\/embed\/#?secret=LcGmk08ZhJ\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Les Vestiges du jour, de Kazuo Ishiguro&#8221; &#8212; Prochaine lecture\" data-secret=\"LcGmk08ZhJ\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/prochainelecture.com\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/20250406_205142-768x576.jpg","thumbnail_width":600,"thumbnail_height":450,"description":"Ces temps-ci, peut-\u00eatre parce que j&#8217;\u00e9cris moins et donc que \u00e7a me vient moins facilement, je me rends particuli\u00e8rement compte \u00e0 quel point c&#8217;est difficile, \u00e9crire. Alors devant un roman comme Les Vestiges du jour, je suis tout simplement \u00e9merveill\u00e9e. Vous allez comprendre pourquoi. R\u00e9sum\u00e9 Un majordome en fin de carri\u00e8re prend quelques jours de vacances. Il emprunte la voiture de son employeur, qui l&#8217;a pratiquement forc\u00e9 \u00e0 prendre ce cong\u00e9, et d\u00e9cide de passer les prochains jours \u00e0 explorer un peu l&#8217;Angleterre. Il en profitera aussi pour visiter une vieille coll\u00e8gue, qu&#8217;il esp\u00e8re convaincre de reprendre ses fonctions avec lui. Ces rares jours de repos seront pour lui une occasion d&#8217;introspection, et il repensera \u00e0 sa vie, \u00e0 sa carri\u00e8re, et \u00e0 ce qui aurait pu \u00eatre. Impressions Au d\u00e9but, j&#8217;attendais l&#8217;\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur. Puis, vers la moiti\u00e9 du livre, j&#8217;ai accept\u00e9 qu&#8217;il n&#8217;y en aurait pas. Et \u00e0 la fin, j&#8217;\u00e9tais emplie de respect pour cet auteur qui a r\u00e9ussi \u00e0 prendre une histoire somme toute ordinaire pour en faire un petit bijou. L&#8217;histoire est narr\u00e9e par Stevens, un majordome qui est l&#8217;image m\u00eame du serviteur anglais digne et d\u00e9vou\u00e9, comme en voit dans des films comme Downton Abbey ou dans Batman. Sa vie a toujours \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e \u00e0 son employeur, un homme tr\u00e8s important qui donnait des r\u00e9ceptions mondaines rassemblant des gens de renomm\u00e9e mondiale. Stevens est convaincu que le r\u00f4le de gens comme lui est de servir au mieux leurs sup\u00e9rieurs pour que ceux-ci puissent faire leur meilleure contribution possible dans le monde, alors il prend son emploi tr\u00e8s au s\u00e9rieux. Selon Stevens, la qualit\u00e9 des plus grands majordomes est la dignit\u00e9, qu&#8217;il d\u00e9crit comme la capacit\u00e9 \u00e0 incarner son r\u00f4le compl\u00e8tement et sans arr\u00eat. Le seul moment o\u00f9 il peut se d\u00e9partir de son r\u00f4le, c&#8217;est quand il est compl\u00e8tement seul. \u00c7a explique en partie la froideur \u00e9tonnante de Stevens pour les gens qu&#8217;il aime le plus. Quand sa coll\u00e8gue et amie tente de se faire une place dans son c\u0153ur, elle se heurte \u00e0 une porte ferm\u00e9e \u00e0 double tour. Quand son p\u00e8re, qui travaille avec lui, agonise dans une chambre, Stevens va le voir de temps en temps, mais seulement quelques minutes \u00e0 chaque fois, car des choses d&#8217;une importance capitale se d\u00e9roulent dans le salon. Il est peut-\u00eatre froid, mais il n&#8217;est pas indiff\u00e9rent, surtout pas pour son employeur. Sa loyaut\u00e9 envers lui est inextinguible. Quand on essaie de lui extirper des informations sur les discussions qui se d\u00e9roulent derri\u00e8re les portes closes, il r\u00e9pond qu&#8217;il ne sait pas, m\u00eame s&#8217;il ne peut pas s&#8217;emp\u00eacher d&#8217;entendre certaines choses. Quand on lui demande s&#8217;il n&#8217;est pas curieux de ce qui se trame sous son nez, il r\u00e9torque que ce n&#8217;est pas son r\u00f4le d&#8217;\u00eatre curieux. M\u00eame quand on essaie de lui faire remarquer que son employeur, malgr\u00e9 toutes ses bonnes intentions, se fait enfiroiper par les nazis, Stevens r\u00e9torque qu&#8217;il lui fait pleinement confiance. Et il retourne \u00e0 son poste, au cas o\u00f9 ces messieurs auraient envie d&#8217;un rafra\u00eechissement. Il y avait quelque chose de path\u00e9tique et de vraiment amusant avec l&#8217;attitude toujours parfaitement correcte et professionnelle de Stevens. Par exemple, son nouvel employeur, qui est am\u00e9ricain, fait des blagues, ou des &#8220;badineries&#8221;, comme dit Stevens, et le pauvre n&#8217;a aucune id\u00e9e comment r\u00e9pondre. \u00c7a le pr\u00e9occupe beaucoup, et il se met \u00e0 \u00e9tudier la question avec beaucoup de s\u00e9rieux. Il finit par oser r\u00e9pondre avec d&#8217;autres plaisanteries, mais \u00e9videmment, elles tournent court. Je ne vais m\u00eame pas vous donner d&#8217;exemple, tellement elles sont loin d&#8217;\u00eatre dr\u00f4les. Tout est calcul\u00e9, et ses rires sonnent faux, m\u00eame sur la page. Il est impensable de l&#8217;imaginer \u00eatre familier avec quelqu&#8217;un. Une autre fois, son employeur lui demande, pour une raison qui m&#8217;est rest\u00e9e obscure, s&#8217;il pouvait se charger d&#8217;expliquer \u00e0 son filleul comment les b\u00e9b\u00e9s sont faits. Vous pouvez imaginer le malaise. Il y avait donc un bonne dose d&#8217;humour dans ce livre, mais \u00e0 la fin, j&#8217;ai eu une larme. Parce que cet homme, avec tout son professionnalisme, n&#8217;a pas pu d\u00e9velopper toute une partie de sa personnalit\u00e9, au point o\u00f9 il ne sait m\u00eame pas si elle existe. Il se croit insignifiant devant ses employeurs, mais \u00e0 mes yeux de lectrice, ses employeurs ne sont pas plus int\u00e9ressants que lui. Et toute sa vie \u00e9motionnelle et sociale a \u00e9t\u00e9 mise de c\u00f4t\u00e9 pour eux. Si vous avez besoin que les romans aillent vite, celui-ci n&#8217;est certainement pas pour vous. Mais j&#8217;ai ador\u00e9 cette lecture, et je la recommande \u00e0 ceux qui aiment prendre le temps de s&#8217;attarder sur les petites choses pour en voir la beaut\u00e9 cach\u00e9e."}