{"version":"1.0","provider_name":"Next Read","provider_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/en","author_name":"Na\u00efma Hassert","author_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/author\/naima-hassertgmail-com\/","title":"L\u00e0 o\u00f9 je me terre - Prochaine lecture","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"22eBDQNbNQ\"><a href=\"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/la-ou-je-me-terre\/\">L\u00e0 o\u00f9 je me terre (\"Where I'm Hiding\")<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/la-ou-je-me-terre\/embed\/#?secret=22eBDQNbNQ\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;L\u00e0 o\u00f9 je me terre&#8221; &#8212; Prochaine lecture\" data-secret=\"22eBDQNbNQ\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/prochainelecture.com\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/20220207_131401.jpg","thumbnail_width":1200,"thumbnail_height":800,"description":"Je vous mets au d\u00e9fi de trouver une critique n\u00e9gative, ou m\u00eame ti\u00e8de, de L\u00e0 o\u00f9 je me terre. J&#8217;ai cherch\u00e9, j&#8217;en ai pas trouv\u00e9. Un peu comme Kukum, c&#8217;est un no brainer : vous pouvez le recommander \u00e0 pas mal n&#8217;importe qui sans prendre de risque. Ou en tout cas, si la personne trouve \u00e7a plate, il est fort probable qu&#8217;elle n&#8217;osera pas le dire. R\u00e9sum\u00e9 Caroline arrive \u00e0 Montr\u00e9al \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 7 ans, le jour de No\u00ebl. Ses parents ont pris leur courage \u00e0 deux mains, fui la dictature de Pinochet au Chili et tent\u00e9 leur chance au Qu\u00e9bec. Caroline raconte son parcours d&#8217;immigrante, l&#8217;effort de s&#8217;int\u00e9grer, les moqueries re\u00e7ues pour ses cheveux noirs et sa peau fonc\u00e9e, la mis\u00e8re du quartier Hochelaga-Maisonneuve o\u00f9 elle a v\u00e9cu, la r\u00e9silience de ses parents qui ont r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9lever le niveau de vie de leurs trois enfants \u00e0 force de m\u00e9nages et autres travaux acharn\u00e9s. Aujourd&#8217;hui professeure de sociologie au c\u00e9gep, elle partage son v\u00e9cu, banal sur beaucoup de points, mais \u00e9galement extraordinaire pour ceux d&#8217;entre nous qui sont n\u00e9s ici. Impressions Je suis comme tout le monde, j&#8217;ai aim\u00e9 ce livre. Il est doux, beau, touchant. J&#8217;ai aim\u00e9 le regard d&#8217;une immigrante sur le Montr\u00e9al que j&#8217;ai toujours habit\u00e9, surtout sur le quartier Hochelaga-Maisonneuve, dans lequel j&#8217;ai grandi. L&#8217;auteure a r\u00e9ussi \u00e0 me transmettre son admiration pour sa m\u00e8re, et pour toutes les femmes qui travaillent si fort pour l&#8217;avenir de leurs enfants. Je ne verrai probablement plus jamais les femmes de m\u00e9nage de la m\u00eame fa\u00e7on. Mais je vais \u00eatre un peu plate : ce livre n&#8217;\u00e9tait pas d\u00e9nu\u00e9 de ce que je consid\u00e8re des clich\u00e9s litt\u00e9raires, c&#8217;est-\u00e0-dire des phrases po\u00e9tiques, mignonnes, dont le but est clairement, trop clairement, d&#8217;\u00e9mouvoir. Je n&#8217;avais plus de langue maternelle, que des imitations de flasques m\u00e9lop\u00e9es. La nuit venue, mon b\u00e9b\u00e9 s&#8217;est donc endormi des ann\u00e9es durant au son lent et m\u00e9ticuleux de l&#8217;alphabet, r\u00e9p\u00e9t\u00e9 autant de fois que n\u00e9cessaire. Soir apr\u00e8s soir, en le ber\u00e7ant sur une vieille chaise en bois glan\u00e9e dans une vente de garage, je lui ai doucement chant\u00e9 en fran\u00e7ais la seule chose que je me suis vraiment appropri\u00e9e, la chanson de l&#8217;alphabet. Des lettres, toutes les lettres, c&#8217;est tout ce que j&#8217;ai trouv\u00e9 \u00e0 lui transmettre pour l&#8217;apaiser contre mon sein au fl\u00e9chissement du jour. &#8211; L\u00e0 o\u00f9 je me terre, Caroline Dawson, p. 189-190. C&#8217;est beau. Mais comprenez-vous ce que je veux dire par &#8220;clich\u00e9&#8221;? Je suis consciente que je suis s\u00e9v\u00e8re pour ces choses-l\u00e0, et je suis consciente aussi des \u00e9motions qui remontent n\u00e9cessairement \u00e0 la surface quand on raconte l&#8217;histoire de sa vie. C&#8217;est certain qu&#8217;on a envie, en tant qu&#8217;auteure, de partager cette \u00e9motion aux lecteurs, et des phrases comme \u00e7a sont un moyen comme un autre. Mais la ligne est mince entre le touchant et le qu\u00e9taine, et pour ma part, quand un r\u00e9cit d&#8217;enfance tombe vers le qu\u00e9taine, je dois dire que \u00e7a me fait un peu d\u00e9crocher. Et mon soup\u00e7on est que m\u00eame si les gens n&#8217;aiment pas, ils ne vont pas oser le critiquer parce qu&#8217;apr\u00e8s tout, on parle du v\u00e9cu brut et sinc\u00e8re d&#8217;un bel \u00eatre humain. Cela dit, beaucoup de gens, la plupart m\u00eame, adorent \u00e7a. Et la plupart du temps, ce livre reste habilement, m\u00eame pour moi, en \u00e9quilibre sur la ligne. C&#8217;est pour \u00e7a que je dis que c&#8217;est un no brainer."}