{"version":"1.0","provider_name":"Next Read","provider_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/en","author_name":"Na\u00efma Hassert","author_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/author\/naima-hassertgmail-com\/","title":"Kukum - Prochaine lecture","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"s9Da5Jwi9n\"><a href=\"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/kukum\/\">Kukum<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/kukum\/embed\/#?secret=s9Da5Jwi9n\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Kukum&#8221; &#8212; Prochaine lecture\" data-secret=\"s9Da5Jwi9n\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/prochainelecture.com\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/20211024_090553-1.jpg","thumbnail_width":1200,"thumbnail_height":800,"description":"Ce petit livre m&#8217;intriguait. Pourquoi un roman \u00e0 l&#8217;air si simple et si doux est-il devenu si populaire au Qu\u00e9bec? La r\u00e9ponse est simple. Il suffit vraiment de le lire pour comprendre. R\u00e9sum\u00e9 Almanda est une orpheline qui habite \u00e0 Saint-Prime avec sa tante et son oncle. Un jour, elle voit un Innu passer, torse nu, sur un canot devant chez elle. C&#8217;est homme, c&#8217;est l&#8217;amour de sa vie. Le coeur gonfl\u00e9 et en soif de libert\u00e9, elle le suivra dans sa communaut\u00e9 et partagera son mode de vie. Elle apprendra sa langue et ses coutumes et fera des enfants Innus, qui eux-m\u00eames auront des enfants et des petits-enfants. Durant sa longue vie, bien des injustices affecteront sa communaut\u00e9, et c&#8217;est avec douleur et courage qu&#8217;elle y fera face. Impressions Il m&#8217;a suffit de quelques pages pour comprendre pourquoi les avis sur ce livre sont si unanimes. Le texte est simple et beau, comme j&#8217;en avais l&#8217;impression, et l&#8217;histoire a progressivement fait son chemin dans mon coeur. On suit Almanda pendant toute une vie. Au d\u00e9part, le territoire des Innus \u00e9tait majestueux. La vie \u00e9tait difficile, mais ils \u00e9taient libres, et ils \u00e9taient heureux. On entend souvent que les communaut\u00e9s autochtones sont en harmonie avec la nature, et ce roman nous le fait intimement comprendre. Quand un Innu tue un animal, il le remercie pour avoir donn\u00e9 sa vie; il ne chasse pas plus que n\u00e9cessaire et n&#8217;amasse pas des ressources inutilement; il se d\u00e9place dans le territoire au gr\u00e9 de la nature. Puis, on voit la destruction de la for\u00eat par les Blancs. On voit les draveurs encombrer la rivi\u00e8re et la rendre impraticable. On les voit construire des chemins de fer en plein milieu du territoire des Innus et \u00e0 quelques m\u00e8tres de la maison d&#8217;Almanda, sans jamais leur demander leur avis. On les voit capturer leurs enfants et les envoyer dans des pensionnats o\u00f9 ils sont potentiellement abus\u00e9s. On voit leur langue, l&#8217;innu-aimun, dispara\u00eetre et la communaut\u00e9, contrainte du jour au lendemain \u00e0 la s\u00e9dentarit\u00e9, sombrer dans l&#8217;ennui. C&#8217;est un livre profond\u00e9ment \u00e9mouvant et d&#8217;une beaut\u00e9 peu commune. Je me suis parfois demand\u00e9e si le portrait de la vie nomade \u00e9tait un peu id\u00e9alis\u00e9 : en m\u00eame temps, on suit une femme amoureuse, qui d\u00e9couvre un mode de vie compl\u00e8tement diff\u00e9rent du sien. Et apr\u00e8s avoir perdu autant, on comprend la nostalgie du pass\u00e9. Je suis donc tomb\u00e9e sous le charme de ce livre, comme tout le monde. J&#8217;ai de la difficult\u00e9 \u00e0 imaginer qui ne l&#8217;aimerait pas."}