{"version":"1.0","provider_name":"Next Read","provider_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/en","author_name":"Na\u00efma Hassert","author_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/author\/naima-hassertgmail-com\/","title":"Extraits de Ph\u00e8dre, de Racine - Prochaine lecture","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"7i9mGGY6jO\"><a href=\"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/extraits-de-phedre-de-racine\/\">Excerpts of Ph\u00e8dre, by Racine<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/prochainelecture.com\/en\/extraits-de-phedre-de-racine\/embed\/#?secret=7i9mGGY6jO\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Extraits de Ph\u00e8dre, de Racine&#8221; &#8212; Prochaine lecture\" data-secret=\"7i9mGGY6jO\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/prochainelecture.com\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/prochainelecture.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/ph\u00e8dre_0.png","thumbnail_width":1200,"thumbnail_height":800,"description":"Voici deux extraits qui selon moi m\u00e9ritent d&#8217;\u00eatre encadr\u00e9s quelque part. On ne peut pas avoir plus classique. Acte I, sc\u00e8ne 3 Ph\u00e8dre avoue \u00e0 sa nourrice et confidente Oenone son amour pour Hippolyte, le fils de son mari Th\u00e9s\u00e9e. Je le vis, je rougis, je p\u00e2lis \u00e0 sa vue ;Un trouble s&#8217;\u00e9leva dans mon \u00e2me \u00e9perdue ;Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;Je sentis tout mon corps et transir et br\u00fbler ;Je reconnus V\u00e9nus et ses feux redoutables,D&#8217;un sang qu&#8217;elle poursuit tourments in\u00e9vitables.Par des voeux assidus je crus les d\u00e9tournerJe lui b\u00e2tis un temple, et pris soin de l&#8217;orner ;De victimes moi-m\u00eame \u00e0 toute heure entour\u00e9e,\u00a0Je cherchais dans leurs flancs ma raison \u00e9gar\u00e9e.D&#8217;un incurable amour rem\u00e8des impuissants !En vain sur les autels ma main br\u00fblait l&#8217;encens :Quand ma bouche implorait le nom de la d\u00e9esse,J&#8217;adorais Hippolyte; et le voyant sans cesse,\u00a0M\u00eame au pied des autels que je faisais fumer,J&#8217;offrais tout \u00e0 ce dieu que je n&#8217;osais nommer.Je l&#8217;\u00e9vitais partout. \u00d4 comble de mis\u00e8re !Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son p\u00e8re.Contre moi-m\u00eame enfin j&#8217;osai me r\u00e9volter :J&#8217;excitai mon courage \u00e0 le pers\u00e9cuter.Pour bannir l&#8217;ennemi dont j&#8217;\u00e9tais idol\u00e2tre,J&#8217;affectai les chagrins d&#8217;une injuste mar\u00e2tre ;Je pressai son exil, et mes cris \u00e9ternelsL&#8217;arrach\u00e8rent du sein et des bras paternels.Je respirais, Oenone ; et depuis son absence,Mes jours moins agit\u00e9s coulaient dans l&#8217;innocence.Soumise \u00e0 mon \u00e9poux, et cachant mes ennuis,De son fatal hymen je cultivais les fruits.Vaines pr\u00e9cautions ! Cruelle destin\u00e9e !Par mon \u00e9poux lui-m\u00eame \u00e0 Th\u00e9s\u00e9e amen\u00e9e,\u00a0J&#8217;ai revu l&#8217;ennemi que j&#8217;avais \u00e9loign\u00e9 :Ma blessure trop vite aussit\u00f4t a saign\u00e9.Ce n&#8217;est plus une ardeur dans mes veines cach\u00e9e :C&#8217;est V\u00e9nus tout enti\u00e8re \u00e0 sa proie attach\u00e9e.J&#8217;ai con\u00e7u pour mon crime une juste terreur ;J&#8217;ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur.Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire,Et d\u00e9rober au jour une flamme si noire :Je n&#8217;ai pu soutenir tes larmes, tes combats ;Je t&#8217;ai tout avou\u00e9 ; je ne m&#8217;en repens pas.Pourvu que de ma mort respectant les approches,Tu ne m&#8217;affliges plus par d&#8217;injustes reproches,Et que tes vains secours cessent de rappelerUn reste de chaleur tout pr\u00eat \u00e0 s&#8217;exhaler. Acte II, sc\u00e8ne 5 Ph\u00e8dre avoue \u00e0 Hippolyte qu&#8217;elle l&#8217;aime. D&#8217;abord r\u00e9cit\u00e9 par Sarah Bernhardt en 1903 (pardonnez les grichements), puis sous forme de texte. Oui, Prince, je languis, je br\u00fble pour Th\u00e9s\u00e9e.Je l&#8217;aime, non point tel que l&#8217;ont vu les Enfers,\u00a0Volage adorateur de mille objets divers,\u00a0Qui va du dieu des Mers d\u00e9shonorer la couche ;\u00a0Mais fid\u00e8le, mais fier, et m\u00eame un peu farouche,Charmant, jeune tra\u00eenant tous les coeurs apr\u00e8s soi,\u00a0Tel qu&#8217;on d\u00e9peint nos dieux, ou tel que je vous vois.Il avait votre port, vos yeux, votre langage,\u00a0Cette noble pudeur colorait son visageLorsque de notre Cr\u00e8te il traversa les flots,\u00a0Digne sujet des voeux des filles de Minos.Que faisiez-vous alors? Pourquoi, sans Hippolyte,Des h\u00e9ros de la Gr\u00e8ce assembla-t-il l&#8217;\u00e9lite ?Pourquoi, trop jeune encor, ne p\u00fbtes-vous alorsEntrer dans le vaisseau qui le mit sur nos bords ?Par vous aurait p\u00e9ri le monstre de la Cr\u00e8te,\u00a0Malgr\u00e9 tous les d\u00e9tours de sa vaste retraite.Pour en d\u00e9velopper l&#8217;embarras incertain,\u00a0Ma soeur du fil fatal e\u00fbt arm\u00e9 votre main.Mais non, dans ce dessein je l&#8217;aurais devanc\u00e9e :L&#8217;amour m&#8217;en e\u00fbt d&#8217;abord inspir\u00e9 la pens\u00e9e.C&#8217;est moi, Prince, c&#8217;est moi dont l&#8217;utile secoursVous e\u00fbt du Labyrinthe enseign\u00e9 les d\u00e9tours.Que de soins m&#8217;e\u00fbt co\u00fbt\u00e9s cette t\u00eate charmante !Un fil n&#8217;e\u00fbt point assez rassur\u00e9 votre amante.Compagne du p\u00e9ril qu&#8217;il vous fallait chercher,\u00a0Moi-m\u00eame devant vous j&#8217;aurais voulu marcher ;Et Ph\u00e8dre au Labyrinthe avec vous descendue\u00a0Se serait avec vous retrouv\u00e9e, ou perdue."}