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<oembed><version>1.0</version><provider_name>Next Read</provider_name><provider_url>https://prochainelecture.com/en</provider_url><author_name>Na&#xEF;ma Hassert</author_name><author_url>https://prochainelecture.com/en/author/naima-hassertgmail-com/</author_url><title>Deux m&#xE8;res, deux regards - Prochaine lecture</title><type>rich</type><width>600</width><height>338</height><html>&lt;blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jLNjnacVEB"&gt;&lt;a href="https://prochainelecture.com/en/274/"&gt;Deux m&#xE8;res, deux regards&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;iframe sandbox="allow-scripts" security="restricted" src="https://prochainelecture.com/en/274/embed/#?secret=jLNjnacVEB" width="600" height="338" title="&#x201C;Deux m&#xE8;res, deux regards&#x201D; &#x2014; Prochaine lecture" data-secret="jLNjnacVEB" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" class="wp-embedded-content"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;
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Je l&#x2019;ai bien dit, les auteures sont brillantes&#x2026; Lorsque Vanessa Quintal, jeune maman encore sous le charme de son premier b&#xE9;b&#xE9;, s&#x2019;est fait commander un ouvrage sur le cong&#xE9; de maternit&#xE9;, &#xE0; publier dans la s&#xE9;rie &#xAB;&#xA0;J&#x2019;ai une amie&#xA0;&#xBB; de l&#x2019;&#xE9;dition Flammarion, son fils avait d&#xE9;j&#xE0; presque deux ans. Elle se souvenait tr&#xE8;s bien de sa premi&#xE8;re ann&#xE9;e, et pouvait la raconter avec recul, sans le filtre de la fatigue extr&#xEA;me et des hormones en montagnes russes. Ravie, elle a voulu concocter un petit livre qui fait du bien. Mission accomplie&#xA0;: avec son talent et les illustrations adorables d&#x2019;Isabelle Malenfant, elle r&#xE9;ussit brillamment &#xE0; d&#xE9;dramatiser les d&#xE9;sillusions, les d&#xE9;ceptions et les frustrations de cette ann&#xE9;e, qui est rarement aussi idyllique que dans nos r&#xEA;ves. Pour ce faire, Vanessa Quintal accompagne ses lectrices du premier sourire de b&#xE9;b&#xE9; jusqu&#x2019;&#xE0; son d&#xE9;part en garderie. Avec elle, tout vire tout au comique : les contorsions routini&#xE8;res et &#xE9;puisante des parents m&#xE9;ga-press&#xE9;s deviennent des disciplines olympiques illustr&#xE9;es par des bonshommes allumettes&#xA0;; les humeurs extr&#xEA;mes de toute la famille sont reproduites par un graphique color&#xE9; et sympathique&#xA0;; chaque objet qui se retrouve dans l&#x2019;&#xE9;norme sac de sortie de b&#xE9;b&#xE9; est dessin&#xE9;, et on admire l&#x2019;esprit de pr&#xE9;vision de la m&#xE8;re qui les a choisis. M&#xEA;me les coups durs, qui mettent &#xE0; terre le r&#xEA;ve de bonheur extatique et complet des mamans en devenir, deviennent sous sa plume de simples moments &#xE0; passer. La f&#xE9;minit&#xE9; qui prend le bord, le manque de temps pour soi, la libido d&#xE9;clinante, la comp&#xE9;tition entre m&#xE8;res, les conseils dont on pourrait bien se passer, les humiliations passag&#xE8;res mais cuisantes que toutes doivent subir&#x2026; On apprend que toutes ces &#xE9;preuves sont normales, belles m&#xEA;me, car elles viennent avec un r&#xF4;le formidable. C&#x2019;est ainsi qu&#x2019;elle rend &#xAB;&#xA0;humains&#xA0;&#xBB; les comportements bizarres d&#x2019;une m&#xE8;re, leurs &#xE9;motions m&#xE9;lang&#xE9;es, leurs folies parfois. Ce livre leur lance un message, &#xE0; retenir&#xA0;: non, vous n&#x2019;&#xEA;tes pas seules &#xE0; vous arracher les cheveux devant la pl&#xE9;tore de conseils contradictoires qu&#x2019;on vous lance de tous bords tous c&#xF4;t&#xE9;s&#xA0;: non, vous n&#x2019;&#xEA;tes pas seules &#xE0; vous sentir seules. Et oui, les &#xE9;tapes que vous suivez sont normales. &#x2014;- La couverture est &#xE9;pur&#xE9;e. Le titre est long comme le bras, et ose mettre c&#xF4;te-&#xE0;-c&#xF4;te les mots &#xAB;&#xA0;maternit&#xE9;&#xA0;&#xBB; et &#xAB;&#xA0;f&#xE9;minisme&#xA0;&#xBB;. L&#x2019;essai a l&#x2019;air aride, et &#xE7;a fait peur. Mais on se calme d&#xE8;s les premi&#xE8;res phrases. D&#xE8;s le prologue, Fanny Britt d&#xE9;truit l&#x2019;id&#xE9;e qu&#x2019;elle se prend au s&#xE9;rieux. Il n&#x2019;y a d&#x2019;aride que son titre. L&#x2019;image au crayon d&#x2019;un g&#xE2;teau qui sourit nous accueille dans le premier chapitre. Sa langue est fluide, ses dialogues sont criants de r&#xE9;alisme, et son humour est d&#xE9;licieux. Limpide, dr&#xF4;le&#x2026; ce ton perdurera jusqu&#x2019;&#xE0; la fin. &#xC9;tonnant qu&#x2019;elle ait r&#xE9;ussit &#xE0; rendre amusant son texte qui, lui, met tout sauf de la joie au c&#x153;ur. Son but n&#x2019;est pas de rassurer qui que ce soit. Elle aborde les aspects les plus sombres de la maternit&#xE9;, ceux dont on ne parle que tr&#xE8;s rarement, pour ne pas dire jamais, dans les m&#xE9;dias. Ces m&#xE9;dias, dans lesquels elle ne s&#x2019;est jamais reconnue, qui ne v&#xE9;hiculent que des images caricatur&#xE9;es auxquelles aucune m&#xE8;re ne peut s&#xE9;rieusement se reconna&#xEE;tre. Elle-m&#xEA;me confront&#xE9;e &#xE0; ce probl&#xE8;me d&#xE9;chirant, elle d&#xE9;cide donc d&#x2019;explorer l&#x2019;ambigu&#xEF;t&#xE9; de la maternit&#xE9;, ce qu&#x2019;il y a entre les extr&#xEA;mes, entre les clich&#xE9;s&#xA0;: les &#xAB;&#xA0;tranch&#xE9;es&#xA0;&#xBB; de la maternit&#xE9;. Impossible de toujours aimer son enfant. Des fois on plane, mais souvent, on sombre. Cette obscurit&#xE9;, elle veut la r&#xE9;v&#xE9;ler. Elle reprend, par exemple, un dialogue entre deux femmes autour d&#x2019;un verre d&#x2019;alcool, deux femmes qui n&#x2019;ont pas d&#x2019;enfants et qui ne sont pas s&#xFB;res d&#x2019;en vouloir. Elle relate le cas d&#x2019;&#xE9;crivaines qui ont tellement &#xE9;t&#xE9; boulevers&#xE9;es par leur maternit&#xE9; qu&#x2019;elles se sont suicid&#xE9;es. Elle retranscrit les confessions de m&#xE8;res us&#xE9;es &#xE0; la corde qui r&#xE9;alisent qu&#x2019;elles sont &#xAB;&#xA0;perp&#xE9;tuellement en tabarnak&#xA0;&#xBB;. Mais Fanny Britt n&#x2019;est pas contradictoire. Elle s&#x2019;est dite ambigu&#xEB;, elle l&#x2019;est. &#xC0; travers ces &#xE9;pisodes qui donnent l&#xE9;g&#xE8;rement la naus&#xE9;e, elle prend parfois une pause &#xAB;&#xA0;graphique&#xA0;&#xBB;, un peu comme Vanessa. Fini la r&#xE9;daction&#xA0;: elle dresse une petite liste toute simple, qui simplifie tout, qui cat&#xE9;gorise, qui fait sourire, et puis elle repart. Mais malgr&#xE9; ces bouff&#xE9;es d&#x2019;air, la diff&#xE9;rence est l&#xE0;&#xA0;: alors que faire des g&#xE2;teaux, pour Vanessa, c&#x2019;est mignon, pour Fanny, c&#x2019;est une n&#xE9;vrose, une manie qui rec&#xE8;le un formidable mal de vivre. Vers la fin, on est carr&#xE9;ment m&#xE9;lancolique. Nous voil&#xE0; averties. Si on veut tenter l&#x2019;aventure&#x2026; c&#x2019;est &#xE0; nos risques et p&#xE9;rils.</description></oembed>
